Quelles responsabilités pour la protection des civils dans les situations de conflits ?

Il est impératif qu’une partie non prenante à un conflit aie le respect de sa vie, de ses biens et bien entendu de ses droits fondamentaux. La protection des civils dans une situation de conflit n’est pas un choix mais un devoir qui incombe à toute la communauté internationale d’en assurer. 

Les Nations Unies ont pris un engagement de résoudre les conflits sur la scène internationale. De ce fait, Elles doivent mettre en place des mesures tout en les exécutant pour éviter toute sorte de dommage tant humain que matériel aux civils. La question étant beaucoup plus sérieuse et pertinente, il urge d’encadrer cette protection par un arsenal juridique international assorti d’une sanction en l’absence de l’inobservation. Une commission en charge de son observation doit voir le jour et faire respecter son application. 

Sauver les vies et biens des civils durant les conflits sont prévisibles. Il suffit de fixer une ligne à ne franchir, de faire de cette protection une priorité dont nul n’aura le droit d’y déroger. Cette protection doit revêtir toutes les formes juridiques possibles. Il ne faut pas attendre que des vies humaines innocentes tombent pour des conflits qui ne leur engagement nullement pas, avant d’envisager une solution. Ce qui doit caractériser la communauté internationale c’est d’anticiper sur les conflits si elle n’est pas à mesures de stopper un conflit du moins elle doit être à la hauteur de cette responsabilité qui est la leur pour enfin protéger les civils.

La conjugaison des efforts de paix et sécurité en Afrique est une question commune des États. Sans la paix et la sécurité on ne peut jamais accéder au développement. La paix et la sécurité ne sont pas théoriques. Il faut matérialiser la volonté.

Les civils subissent des conséquences lourdes et beaucoup plus sérieuses que nous n’imaginons pas. Il faut en être à leurs places pour comprendre la gravité de la menace et du danger.  À quand une prise de conscience internationale ? 

Les affaires à l’échelle internationale ont pris le dessus sur la vie humaine, sinon, nul ne peut et ne pourra empêcher les États encore moins les Nations Unies de trouver une réponse efficace à cette question. 

“ Nul ne peut et ne doit primer sur une vie humaine ”. Les affaires internationales ne donnent pas une vie encore moins la paix. Bien au contraire c’est la vie humaine qui fait émerger les affaires et la paix. 

N’étant aucunement la cause principale ni secondaire de leur situation encore moins responsables des conflits, il est logique que ces derniers bénéficient d’une protection internationale en priorité. 

Pour mieux situer la responsabilité dans de telle situation, l’appréciation doit être faite à plusieurs niveaux :

  • La Communauté Internationale pour son silence parce que c’est devoir d’agir ;
  • Les Nation Unies pour leur défaillance alors qu’ils ont pris l’engagement de résoudre les conflits ;
  • L’Union Africaine pour son action tardive voire inefficace;
  • Toute personne : physique ou morale, publique ou privée qui a contribué directement ou indirectement à aggraver la situation;
  • Les parties concernées par le conflits.

Cependant, la meilleure garantie de protection est de faire éviter tout conflit qui pourra non seulement mettre les civils en danger mais aussi d’éviter une crise régionale ou internationale. Autrement, il faut au préalable cultiver la recherche de la paix entrant les parties au conflit. 

Il n’est pas très efficace de résoudre un conflit après des innombrables dégâts tant humains que matériels ainsi que les conséquences d’insécurité qui connaîtront le jour. Lorsqu’on défend la vie humaine et qu’on cultive la paix, on ne fabrique pas d’armes, on ne les utilisent pas ni les vendre encore moins les acheter. 

Il est amèrement constaté que les principes fondamentaux du droit, ainsi que la charte des Nations Unies sur les droits de l’Homme sont complètement bafoués et ce silence de la communauté internationale la rend responsable. Il ne faut pas négocier une protection pour les civils dans le cas d’espèce mais plutôt  l’imposer aux parties. 

L’inaction de la communauté internationale renforce l’impunité et contribue à laisser croire aux responsables qu’ils sont exemptés de toute responsabilité  et de toute poursuite internationale. La difficulté de l’applicabilité d’une loi ne trouve pas seulement son origine dans sa rédaction mais beaucoup plus au niveau des instances en charges de son exécution. 

Le Conseil de Paix  et Sécurité des Nations Unies se doit de faire respecter et appliquer la résolution 1674 renforcée en 2006. C’est en l’absence d’une loi qu’on cherche une solution adaptable à un litige ( un conflit ). Autrement dit, cette question ne se pose pas étant donné que la loi existe déjà. 

Comme l’a bien dit le Président de la République du Sénégal son Excellence Macky SALL, il faut revoir la mission des Nations Unies. Il n’est plus admissible que malgré la présence des Casques Bleus en Afrique depuis 70 ans, les problèmes persistent toujours dans les régions où ils sont envoyés en mission de paix et de sécurité. 

La meilleure question qu’il faut se poser est de savoir : Comment appliquer la responsabilité sur la protection des civils en l’absence d’une commission spécialisée en la matière ?

Comment réparer les préjudices subies par les civils, à qui revient la charge de verser les dommages ?

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  1. admin

    Validé

    3 décembre 2019 Reply

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