L’IMPACT DE DÉTOURNEMENT DES DENIERS PUBLICS AU NIVEAU DE LA JEUNESSE

Guérir la jeunesse de la plus grande maladie qui mine et handicap notre développement en Afrique « le Détournement des deniers publics » .

Lorsque vous êtes proche de la jeunesse, vous allez découvrir plusieurs réalités. Vous aurez à analyser et interpréter la finalité de tout jeune à la recherche du savoir. J’en ai fait cette belle expérience avec plusieurs de mes frères et soeurs africains. Ma plus grande inquiétude s’articule sur le personnel et le général. J’ai effectué une étude auprès de la jeunesse dans les causeries de moindre importance pour comprendre le mal de ce phénomène.

Quand je parle du personnel, j’entend par là, évoquer le devenir de bon nombre des jeunes, qui sont animés et motivés à construire leur propre personnalité. Oui c’est normal, c’est acceptable voire logique. Mais peu m’ont souligné l’intérêt général dans leur devenir. J’ai écouté les phrases comme : « Je serai une personnalité mais pour moi et non pour la nation. D’autre m’en ont dit que nous allons travaillés pour l’État et quoi d’autre …». Et là c’est très grave pour l’Afrique lorsqu’on entend de la jeunesse qui est conscience de ce qui constitue une barrière à notre émancipation économique et ne pas s’attaquer au fléau, il faut le faire tôt possible pour éviter qu’il soit une maladie transmissible génération en génération.

Entre travailler pour l’État et servir d’exemple pour la Nation, il y’a une grande différence.
Travailler pour l’État c’est avoir des milliards en peu de temps ‘’ détournement ‘’ par contre servir la nation c’est contribué au changement d’une manière objective en privilégiant la nation contre tout intérêt particulier. La jeunesse souffre aujourd’hui de détournement. Elle est victime mais sera coupable demain si nous n’attirons pas l’attention de cette dernière sur les conséquences nationales et humaines.

Car la plupart des jeunes sont de nos-jours conscients de beaucoup des choses mais il me semble qu’ils ont omis une chose de leur conscience ‘’ l’assainissement public, la moralité sur la chose publique. Il ne sert à rien d’être conscient d’un danger contagieux et le refaire. C’est pourquoi je dis qu’il faut soigner et guérir la jeunesse de cette maladie si nous voulons d’une relève digne.

Je le redis comme je le fais dans mes différentes interventions. Le changement c’est le devoir de tous c’est la responsabilité de tous car il y va de l’intérêt de tous d’avoir une nation assainie de la corruption, du détournement, de la mauvaise gouvernance en général. Rien ne viendra avec le temps si nous ne commençons à chercher les pistes des solutions. Lorsqu’on souffre d’une maladie on attend qu’elle aggrave afin de la soigner. Il est de même pour notre nation pour notre jeunesse les deux souffrent du même mal ‘’ détournement ‘’.

Le plus haut responsable doit servir d’exemple car il est l’organe exécutif, il détient le pouvoir nécessaire pour toute chose. Toutefois il n’est pas le seul, le peuple a le devoir de rappel et surtout un devoir de dénonciation. ‘’ Un peuple ne pourra avoir des dirigeants exemplaires que lorsqu’il est exemplaire ‘’ . Le peuple doit changer sa vision des choses. Les élus en général ainsi que les administrateurs seront tenus pour responsables chaque fois qu’un problème persiste. Il est très facile d’avoir des institutions fortes et une bonne gouvernance, il faut laisser la justice faire son travail, encourager les organes chargés des contrôles, accompagner et suivre les décisions des justices. Une expertise indépendante serait bien pour chaque nation composée de la société civile ayant reçue une formation adéquate en la matière. À tout problème la solution n’est jamais loin, il faut juste avoir la foi de le résoudre.

Condamner ne suffit pas il faut exiger la restitution de la chose publique. Saisir les biens illicites. Demander des dommages et intérêts au nom de la nation. Il est question aujourd’hui d’une conscience collective sur la chose publique. La malle gouvernance est un fléau qui émane des administrateurs et aussi des administrés. Pour assainir les institutions il faut mettre l’accent sur la déontologie administrative. Avoir un code sur la moralité publique. Attaquons nous à la source du problème si nous voulons le résoudre. Ne perdons surtout pas la notion sur l’intérêt général si non la primaire sera le particulier et nous allons échoué d’assainir l’administration publique.

« La bonne gouvernance fait naitre un Etat de droit, la nourrie des objectifs pour atteindre sa finale qu’est le développement ».

« La mal gouvernance détruit un Etat, provoque l’instabilité, fait régner une injustice, instaure l’inégalité dans le service public, conduit au non respect des lois et surtout de leurs applications effectives, appelle à la corruption… ».

Je propose qu’on enseigne dans nos écoles au plus bas âges, la moralité publique et protection environnement, pour les nouvelles générations seront dotées d’une faculté publique exempte de tout danger pour la nation, ainsi, nous aurons grand espoir pour le développement de l’Afrique.

Que chaque ministère puisse rendre compte publiquement après une année d’exercice sur le budget qui lui a été octroyé pour son fonctionnement.

Il n’est pas tard pour l’État d’organiser des formations pour ses commis et avoir un guide sur la moralité publique dans les ministères, directions, les différents départements et délégations.

L’indépendance de la cour des Comptes (CC) est très impérative pour recadrer le périmètre sur le la gestion des deniers publics. Elle doit d’être assistée des personnes civiles des bonnes moralités.

La concussion est une pratique fréquente aujourd’hui chez nos administrateurs. Il faut sensibiliser ceux-là que l’État leur paye déjà pour leur service il n’est pas question d’exiger aux administrés de payer un centime de plus sauf sur autorisation de la loi. Hormis une demande légale, il est un devoir pour l’administrateur d’accomplir sa part de responsabilité nationale.

Quelle stratégie de gouvernance transparente pour barrer la route aux  deux  grands fléaux que sont : la corruption et le détournement des deniers publics?