L’État et la population dans leurs rôles

L’État dans son rôle Citoyen :

Nous avons tous étudié au primaire, au lycée et à l’université ce que c’est qu’un État. 

Pour voir naître un État, il faut réunir trois éléments cumulatifs : 

  • Une population ;
  • Un territoire ;
  • Un public publique.

Même si aux côtés de ces éléments,  s’ajoute un quatrième ( la reconnaissance internationale ), il est très important de préciser que les trois suffisent. Deux éléments ici prêtent mon attention sur ce rôle citoyen qu’un État se doit d’assumer.

Je tiens avant tout de rappeler un élément fondamental, indispensable à la société, le “Droit” qui est, un ensemble des règles juridiques qui organisent la vie des Hommes en société dont l’inobservation entraîne une sanction. Autrement dit, une société a connu le jour dans le seul but  de prévenir contre tout conflit mineur comme majeur, contre l’anarchie, contre la barbarie, elle fait ressentir un besoin et l’exprime. Il est en principe la réponse parfaite contre tous ces éléments énumérés qui pourraient troubler la société. C’est le droit qui est la cause directe de la naissance du pouvoir public parce qu’il fallait un surveillant, un organe qui veillera au respect des moeurs, d’autrui et de leurs biens. Une privatisation de liberté pour un intérêt commun. La population donne droit et légitimité à un organe qui émane d’elle pour exercer en son nom et pour son compte ses prérogatives dans le cadre de l’organisation de la société ainsi que sa représentativité.  

La population et le pouvoir public sont les deux moteurs de la société qui cohabitent pour répondre des difficultés susceptibles de voir le jour afin de ne pas déjouer au rôle citoyen qu’incombe aux deux principaux acteurs. Ils ont chacun un rôle et un pouvoir sur l’autre. Par l’exemple : Le pouvoir public veille aux respects des lois et dites la politique à tenir sur tous les plans. La population quant-à-elle, veille à ce que le pouvoir public n’outrepasse pas sa compétence et l’accompagne dans l’exécution des directives nationales de développement.

Cependant, lorsque les deux entravent à leur responsabilité commune, parce qu’un intérêt illégitime est venu s’interférer et a pris le dessus, il faut à cet instant là, une solution immédiate et efficace. 

Les problèmes que vivent nos États en Afrique de nos-jours trouvent leurs sources non pas de l’incapacité de proposer des réponses adéquates mais de l’absence de ce rôle qui, à la base incombait les deux et qu’aujourd’hui ce rôle se veut être assumé par un seul élément ( le pouvoir public) : le “contrôle”. La notion de la cohabitation a commencé à disparaître, l’un se désintéresse, se sent opprimé, contrôlé, etc. Alors que, pour constituer cet État, les deux ont de commun accord signé un pacte que nous appelons “la Constitution” qui doit être observé par tous ( le pouvoir public et la population ). Il s’agit là de la matérialisation de la volonté commune de créer une société le contrat social

Les conflits sont-ils à un niveau où il est quasi-impossible de les résoudre ou sommes-nous interpellés à reconstruire un autre modèle de société ?